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2006-10-04 00:24:38 : Morat-Fribourg, première course d'Epitaphe.

Pour me lancer dans le difficile exercice du blog, je vais me frotter à une tentative de compte-rendu du Morat-Fribourg tel que je l'ai vécu, ma toute première course.

Pour ceux qui l'ignoreraient, cette course est assez populaire en Suisse, elle commémore un événement de l'histoire suisse. Les Confédérés ont affrontés, lors de la bataille de Morat en 1476, les troupes de Charles le téméraire. Un soldat a couru jusqu'à Fribourg portant un rameau de tilleul pour y annoncer la victoire. Un fois arrivé il s'effondra et un tilleul poussa sur le lieu même. Cette histoire locale rappelle quelque peu celle de Marathon. La première course eu lieu en 1933 et elle a eu lieu chaque année depuis, se transformant en exercice militaire pendant les périodes de guerre.

Tout ça pour dire que l'engouement populaire dont bénéficie cette course restera un souvenir fort dans ma mémoire. En effet, sur toute la longueur du parcours de 17 km et 170 mètres, les spectateurs plus ou moins agglutinés encouragent les participants en criant, tapant dans les mains ou à l'aide de bruyants toupins (grosses cloches traditionnelles dont on équipe les vaches pendant les périodes de montée à l'alpage et de désalpe). Le tout par une pluie battante. Peut-être qu'après ma dixième course je verrai que l'engouement est pareil partout, mais toujours reste-il que ça m'a impressionné.

Je me suis donc retrouvé dans le bloc H, à attendre le départ après dix petites minutes d'échauffement. Il pleut beaucoup, je suis trempé, j'ai froid et le départ n'aura lieu que dans dix minutes, dur. Je me suis drogué avant de partir, à grand coup d'immodium pour échapper aux effets dévastateurs de la course à pied sur mon transit, à part ça, j'ai petidéjeuné deux heures et demie avant le départ et ai bu deux cafés, mes sensations sont bonnes, je devrais m'en sortir. Je calcul qu'avec une vitesse moyenne de dix km/h il me faut 1h 43min et 1 seconde pour le parcours. C'est donc la limite à ne pas dépasser que je me suis fixée, en effet, une double périostite m'a empêché de m'entraîner comme prévu durant le mois de septembre. Donc, à chaque kilomètre indiqué mon chronomètre doit indiquer un multiple de six minutes.

Départ, faux départ en fait, le coup de feu est parti avec cinq secondes d'avance et le commentateur nous gratifie d'une énorme « shishtrak » au micro (le mot de Cambronne en Suisse-Allemand). Je suis la foule et me retrouve pris dans un bouchon, ce n'est qu'en approchant du deuxième kilomètres que je trouverai mon rythme, que j'aurai assez d'espace pour courir à mon aise. Je passe le deuxième kilomètre avec 11 min 40 sec, je suis dans les temps. Après ce deuxième kilomètre, la montée commence, pénible sous la pluie qui ne prend aucun répit. Le quatrième kilomètre, toujours en montée est passé à 24 minutes exactement, zut, le rythme ne suit pas. Le cinquième kilomètre me trouve clairement en retard, d'une vingtaine de secondes. Les chiffres me découragent, pas question d'abandonner, certes, mais je me déçois moi-même, d'autant plus que je tourne à 85% de ma fcm et que je n'ose pas augmenter de peur de ne pas tenir la distance. Je me force tout de même à m'arrêter quelques secondes au ravitaillement, j'ai soif et je veux suivre tous les conseils glanés sur le forum, ne pas me laisser déshydrater.

Au septième kilomètre, j'ai retrouvé mon avance de 20 secondes, le morale revient et je me permets même d'accélérer un peu pour me trouver au plus près du seuil de 85%. Le passage du départ de la course enfant (demi Morat-Fribourg, donc moitié de course) me permet de constater que j'augmente peu à peu mon avance. Mais je me méfie, on m'a parlé d'un mur, de la montée de la Sonnaz réputée difficile. En effet, le passage du douzième kilomètre (une minute quarante d'avance) est exactement au pied de cette montée. Le rythme se ralentit fortement, pas que le mien d'ailleurs. Le public est extraordinairement nombreux on se prendrait presque prendre pour des cyclistes sur l'Alpe-d'Huez... Cette montée est longue d'un bon kilomètre, et j'ai perdu toute mon avance, mais je suis dans les temps.

Je tente d'accélérer mais c'est dur, la montée a bouffé pas mal de mes réserves, le reste de la course sera dur pour moi, je ne réussirai pas à totalement récupérer de ce passage. En plus je réalise enfin d'où vient cette gêne ressentie depuis plusieurs kilomètres. Le froid de la pluie sur mes épaules occasionne un réflexe de contraction, je cours les épaules un peu bloquées, elles sont douloureuses à force, je tente en vain de les détendre. tant pis, il faut continuer. Heureusement, la douce descente des kilomètres suivants me permet tout de même de reprendre un peu d'avance. L'arrivée dans la ville me rassure, la traversée de la zone industrielle me permet de ne pas me laisser prendre à mes doutes consécutifs à ma fatigue. Puis, enfin la vieille ville, le franchissement des murailles, la cathédrale et les 600 derniers mètres de montée qui nous amène devant le défunt tilleul coupé il y a une vingtaine d'année. Ma fcm monte à 94%, mais je prends les risque, la banderole d'arrivée est devant mes yeux, je la passe et le chronomètres me donne vainqueur de 3 minutes et 17 secondes sur mon temps espéré. Je suis assez fier de moi, le premier avril, exactement six mois auparavant, j'avais réussi à courir 12 minutes non-stop après un long mois de mars consacré à des tentatives de course.

Je reviendrai l'année prochaine et je ferai mieux. En attendant, deux ou trois jours de récupération et je me lance dans la phase finale de la préparation du semi de Lausanne...

Les réactions

Par L'Castor Junior, le 2006-10-04 01:23:32
Salut Epitaphe, et bienvenue parmi les bloggers de courseapied.net !
Belle progression pour quelqu'un qui a débuté la course à pied ce printemps !
Les toupins m'ont beaucoup marqué dans la traversée du Valais lors du CCC. Quelle ambiance !
Au plaisir de te lire à nouveau d'ici le semi de Lausanne !

Par JP II, le 2006-10-04 09:21:06
Salut Epitaphe !!

bien joué !

Par poca74, le 2006-10-04 10:00:07
Un grand merci pour ton récit. On revit la course en le lisant.

Bravo et bonne chance pour Lausanne:-)

Par Epitaphe, le 2006-10-04 14:14:59
Merci pour vos commentaires et vos encouragements.

Par Delphine, le 2006-10-04 15:48:12
Sympa ce CR. Belle progression et ce n'est qu'un début.
Par contre, privilégie plutôt Smecta que Immodium pour l'avant course

En lisant le début de ton cr je me suis demandé si le tilleul y était toujours. J'ai eu ma réponse à la fin.

Par mielou, le 2006-10-04 19:59:41
course gravée quelque part maintenant...
bienvenue parmis les bloggeurs
mielou
addiction depuis mars 2006

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